11 nov. 2010

24/12/2009

e me lève, le moral ça va. Je m'isole de plus en plus dans ma chambre. Pour le moment je suis moins angoissée par rapport au repas de demain. Mes amis appellent moins, ne répondent pas et passent moins mais ça ne me fait pas souffrir. Ma nouvelle obsession qui me suit du matin au soir c'est de prendre du poids. Mon vœux le plus cher est de maigrir et rester mince. Pas d'idées noires mais pas le moral. Je continue à m'isoler, à parler de moins en moins aux autres. J'ai l'impression de stagner dans ma guérison. Le bonheur est en moi pas à l'extérieur : ok, mais comment le trouver? Parvenir à m'accepter : ok, mais comment? ne plus prêter attention à ce que les autres pensent ou ce à quoi je pense qu'ils pensent : ok, mais comment? Apprendre qui je suis pour savoir ce que je vaux, ce que je veux.... me donner des objectifs même à court terme (vernir mon bar...) et être fière d'avoir été au bout. Savoir ce que je veux et ce que je peux tolérer. il n'y a que moi qui peux me connaître. Comment les autres pourraient-ils savoir ce qu'il y a de mieux pour moi? APPRENDRE ADIRE « NON », ARRETER DE DIRE TOUJOURS « OUI » PAR PEUR DE NE PAS être AIMEE OU REJETEE. Discuter avec mes parents, ne plus vivre pour eux et dire ce qu'ils ont envie d'entendre, m'affirmer en tant qu'adulte avec ses opinions, ses envies... cesser d'avoir peur de perdre leur amour ou de les faire souffrir. DIRE ENFIN CE QUE QUE JE PENSE. VIVRE l'instant présent au lieu d'angoisser chaque jour pour le futur!! je ne pensais pas que le repas du réveillon me donnerait tant le cafard. Voir ces tables, ces gens... une boule au ventre m'est venue et les larmes aux yeux. Le repas a été très difficile. J'étais déjà très mal à l'aise de passer le réveillon ici, donc pas le moral, donc envie de manger. Gros tremblements lors du repas, angoisse... être confrontée à de la bonne bouffe à vouloir m'apaiser par la bouffe. Donc concentration durant tout le repas, tête tant envahit par l'angoisse que je n'avais pas du tout le goût des aliments, je ne parlais à personne et n'écoutais personne. J'étais dans ma souffrance, dans cette tension, je luttais, me battais, mais là j'ai vraiment pris conscience à quel point j'avais un problème avec la nourriture. Le repas est une telle source d'angoisse et de souffrance. Jamais le repas ne sera un plaisir? Comment vais-je faire demain? Je vais être tétanisée par le stress. Je sais que je ne dois pas manger un chocolat ou un gâteau apéro car ensuite mon esprit s'emballe et je ne vais plus pouvoir cesser de manger. Pour le moment, lorsque quelque chose est à volonté, je suis incapable d'en manger qu'un. C'est rien ou tout. Je n'ai pas de limite dans la bouffe : 100g, 200g, 300g de pâtes, pour moi c'est pareil, je n'ai pas de sentiment de satiété. Un repas ou un resto où c'est à volonté, comment savoir ce qu'il est normal de manger? Combien de toast? 10? 20? 30? je vais avoir besoin que les gens me disent « 5 toast  c'est déjà bien », qu'on me donne des limites.
Ce n'est pas grave
avoir confiance en moi
donner de l'amour et être là pour les autres sans rien attendre en retour
m'accepter telle que je suis !!
me dire que les gens peuvent m'apprécier pour ce que je suis et pas chercher à être comme je pense qu'ils veulent que je sois
j'ai vécu des beaux moments
je veux que ma vie est du sens, que je fasse et des dise des chose et que je sache pourquoi. Que je sache ce que j'aime, ce qui me fait plaisir mais aussi ce que je ne veux pas.
NE JAMAIS BAISSER LES BRAS
points positifs: - je n'ai pas ouvert la boite de chocolat, je vais l'offrir
      • j'ai mangé chaque repas très doucement même ce soir où je n'avais qu'une envie c'était d'engloutir
      • je n'ai pas mal vécu le fait que des amis n'appellent pas, où ne viennent plus... je ne me sens pas abandonnée.
Ce soir je ne sais pas si c'est le stress de demain ou le stress du repas mais impossible de dormir. Je me sens comme sur les nerfs, pleine d'énergie.

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